Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 15:50
Inscrivez-vous et écrivez comme moi
Premiers jets d’un atelier d’écriture,
Une expérience individuelle


Quelque soit votre motivation, écrivez :

 

Par goût de l’écrit, parce que vous le sentez mieux par cette voie,

écrivez parce que vous avez beaucoup à dire, que vous ne voulez, ne pouvez, ou n’osez le dire aux autres, mais seulement à votre stylo et à votre feuille de papier, ou à votre écran d’ordinateur qui vous laissent libre de le faire, ou vous y aident,

écrivez pour vos proches, vous seul, et/ou pour des inconnus,

 

écrivez pour évacuer vos problèmes ou des meurtrissures de l’âme,

écrivez pour dénoncer ou au contraire donner votre appréciation, écrire sur vos joies et vos peines,

écrivez pour imiter les écrivains lus et appréciés, ou faire votre pur style à vous,

et pour mille autres raisons, à vos plumes.

 

Si vous le faites déjà au grand jour ou en secret, pour vous seul ou déjà pour d’autres, lecteurs proches ou inconnus, et si vous voulez l’aide d’un cours pour vous orienter, ou même juste l’aide de ces consignes piochées dans mon expérience personnelle, pour vous lancer ou vous améliorer, ou par curiosité pour savoir ce que c’est un atelier d’écriture, ou du moins ce qu’il peut être là, le mien de cette année 2007-2008, jetez-y un œil.

 

Même si vous le souhaitez ou le vivriez autrement, même si ma conception de la vie, mon autobiographie à l’intérieur, ou mon expérience d’élève écrivaine n’est pas ou ne serait pas du tout la vôtre, pour tout ce que vous pourriez y piocher, jetez-y un œil ou une lecture.

 

 

Pourquoi j’ai fait moi-même cette démarche ?

 

Pour moi, écrire est quelque chose que j’apprécie, qui me permet de prendre du recul, de raconter sans être jugée et condamnée, de dire, de dénoncer, de m’auto-écouter, même si je ne sais pas forcément convaincre. Ecrire me sert aussi à me rappeler. Et mes premières plus nettes expériences d’écrit ont été pour marquer mes rêves, mes préoccupations, mes difficultés à partir de 1996/97 après une adoption ratée, et la dépression qui en a suivie. Et puis après, au moment le pire de ma vie actuelle, en 1999, après ma mort ratée et un internement forcé sous contrainte, écrire a été une façon de garder un espace de liberté, de délivrance au milieu de l’enfer du quotidien, et de me rappeler.

 

J’ai écrit, à compter d’août 1999 et depuis, déjà 125 cahiers de la mémoire, à raison d’environ 4 pages par jour. Dès fin 1999, je me suis dit qu’un jour, je voudrais, quand je serai moins mal, écrire de l’autobiographie du pire, des livres engagés et sujets à controverse sur la vie/la mort, sur l’euthanasie au sens large, sur un autre regard sur la folie, et d’autres moyens de s’en soulager, voire de s’en guérir pour les autres, sur l’enfermement quel qu’il soit (internement, prison, soumission forcée à une personne ou à un groupe), sur les victimes et les bourreaux, sur le bien et le mal, la violence et la non-violence qu’on a en soi, sur ces pauvres gens rencontrés en « enfer socialement acceptable !!!  » …


Et puis j’ai attendu, en continuant mes cahiers. Et en septembre 2007, j’en ai parlé à des écrivains publics ; et puis j’ai découvert cette journée de la lettre à Marseille (voir les textes du 22/09/07). J’y suis allée et je me suis inscrite à un atelier d’écriture. Je ne sais pas bien les progrès que j’y ai faits sur un an, ni la richesse que cela m’a apportée, ni ce que je pourrai en tirer sur le long terme.

 

Voilà, vous pouvez lire, piocher ce que vous voudrez dedans, dire ce que vous en pensez sur le fond et/ou sur la forme, sur le vécu ou le romancé, sur l’évolution ou sur un point. Voilà vous êtes libres, beaucoup plus libres que moi, dans un pays dit de droit, de libre-pensée, et d’esprit critique. Alors, bonne lecture et après…à vos plumes ?

 

Pour infos, j’ai des troubles psychiatriques lourds, mais aussi neurologiques, et physiques. Je suis handicapée et invalide professionnelle. Je ne pense pas comme vous, et sans doute, on ne se comprend pas bien ou pas du tout. Moi, je mens beaucoup dans ma vie quotidienne. Ca me protège, mais aussi ça m’affecte.

 

Alors, lisez là au fond de moi dans tous les genres : récit, nouvelle, conte, poème, autobiographie, consigne d’urgence…

Et qu’on échange dans le sincère et le profond. Merci de cet échange et de votre avis.

Remarque : ne vous laissez pas rebuter par mes récits autobiographiques, si ça vous ennuie.

Vous pouvez commencer ou lire seulement les autres types de textes moins personnels et moins chargés.

 

 

Par Anne VIDAL
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 16:04
Journée du 22/09/2007

Consigne :

Vous avez gardé une forte colère contre quelqu’un que vous aimiez et n’aimez plus…

Ecrivez une lettre choc, pleine du feu de votre colère, passée ou présente….

 

 

Marseille, le 22/09/2007

 

   Chers parents, (enfin chers, ce n’a plus aucun sens aujourd’hui. C’est juste une formulation de début de lettre)

 

Bien sûr, au départ, toute ma vie basculée n’était pas de votre faute. Ce n’est même pas vous qui étiez venus me sauver la vie. Pour vivre quoi ? Cette 2ème vie de désespoir et de malheur, avec certes des pauses plus agréables, bien plus tard, quand je suis partie très loin à la Réunion, ou même avant quand je vous avais déjà foutus à la porte de chez moi.

 

Vous avez déjà commencé au départ, par faire un chèque de remerciements pour les flics qui m’ont sauvé la vie. Et toutes ces années, ces longs mois de ma 1ère vie, où j’avais expliqué mon geste possible, et cette lettre que j’avais écrite bien avant de faire ça et qui visait à tirer quelque chose de positif, cette association pour tous les gens bousillés de l’adoption, rien, vous n’avez rien compris. Et aujourd’hui encore, vous ne comprenez rien à cette vision positive de la mort que j’ai, parce que vous êtes déjà vieux, parce que vous avez perdu un fils jeune (mon frère aussi) et que vous n’en avez jamais guéri. Et parce que vous n’avez jamais compris que la mort peut être une libération, une délivrance de tout ce qui est souffrance, et comme moyen de se préserver du pire, comme de cette 2ème vie.

 

Bien sûr, dans ma 2ème vie, vous n’êtes pour rien dans les traumatismes physiques, mnésiques, et neurologiques que j’ai aujourd’hui. Mais vous avez anéanti ma vie, de façon bien plus atroce, comme bourreaux et tortionnaires de l’âme mentale humaine (la mienne) que vous êtes. Parce que c’est vous, mon père d’abord qui a signé contre moi pour me mettre en enfer terrestre psychiatrique, le pire (non de ce qu’il existe dans ce milieu-là) ; mais le pire par rapport à ce qu’on peut même imaginer dans une vie normale, comme celle que j’avais vécue avant le 05/01/1999 (ma 1ère vie), et par rapport à avant ces 42 jours d’enfer de ma 2ème vie, le pire jamais vécu ? Je ne sais ; aujourd’hui, je sais parce que vous m’y avez envoyée de force et privée de toute liberté, que l’on peut toujours m’y renvoyer un jour.

 

Et la liberté, ce n’est pas une « valeur philosophique », quand je vivais ça et que j’imaginais que je le vivrais toute ma vie et que jamais je n’en sortirais. La liberté, ça se ressent avec toutes ses tripes, quand au moins je pouvais le pleurer physiquement au téléphone tous les soirs au départ avec Monique ou avec Etiennette qui, elles, sont restées humaines et présentes en face et toujours. Et puis tous ces malheureux que j’ai rencontrés là-bas au fin fond de l’enfer (et là, il y a bien pire), tous quoi qu’ils aient fait ! Même les violeurs, transférés de tôle, par exemple, pour moi qui déjà avais eu plus jeune un rapport sexuel malsain proche de ça.

 

Eux, je peux les comprendre ; je peux même leur pardonner beaucoup plus qu’à vous qui êtes mes pires ennemis, avec qui j’ai coupé les ponts des années et qui, même revus, n’avez jamais évolué dans votre vision des choses. Vous n’avez jamais demandé pardon, ni pris conscience de la gravité de votre acte. Vous n’avez jamais eu le moindre remords. Et ce parce que vous n’avez pensé qu’à vous, qu’à la mort de vos enfants. Tout cela à cause de celui que vous avez perdu réellement plus de 27 ans avant, et que vous ne pouviez supporter. Ce qui a été la cause de tous mes traumatismes. Vous n’avez pensé qu’à la mort d’autrui comme un traumatisme, et pas à la mort, comme une délivrance, comme un moyen de se préserver, me préserver de tout ce que j’ai vécu/vis/vivrai dans cette 2ème vie de galère pour tous les jours les meilleurs, et d’enfer pour ces prisons, camps de concentration modernes que la société permet et tolère aujourd’hui en toute impunité et avec elle, bonne conscience.

 

Je rappelle, à ce titre, que Bettelheim qui lui a vécu un vrai camp de concentration et qui, sans doute, en a gardé un traumatisme à vie, s’est efforcé sa vie durant d’aider les gens comme lui traumatisés de la vie autrement. Parce que lui avait compris, lui avec ses tripes, que les internements psychiatriques sont des lieux traumatiques aussi, mais légaux et socialement acceptables par une société qui se débarrasse des gens qui la gênent.

 

M’enfin, même la société n’est pas aussi coupable que vous, parce que la société ne me connaît pas personnellement, humainement, ni supposé affectivement comme vous étiez ou êtes censés l’être. Mais vous vous en foutez, vous vivez confortablement et avec vos œillères, comme des aveugles et en toute impunité dans un pays dit de droits.

 

Moi, j’ai pardonné et plus ; j’en ai beaucoup parlé, écrit, et même à Dieu ou à des prêtres. J’ai même prié pour vous, une fois assez exceptionnellement certes. Moi, j’ai évolué/évolue/évoluerai, mais vous rien, pas d’un iota. Et je ne crois pas qu’un jour un cancer vous rongera intérieurement, jamais, pour tout ce mal à vie et le pire de ma vie que vous m’avez fait. Par contre, aveugles, vous l’êtes et pas seulement mon père qui tend à le devenir physiquement, vous êtes aveugles dans le corps, le cœur et dans l’âme, aveugles et sourds à toute évolution et à toute remise en question.

 

Voilà, moi, ça me défoule d’écrire ça ; mais ça ne sert à rien.

 

 

 

Anne

Par Anne VIDAL
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 16:05

Journée du 22/09/2007

Consigne :

Ecrire une lettre d’eau bleue et de baisers à mon enfant intérieur, à la petite fille que j’étais qui a souffert, venant de quelqu’un de bienveillant et aimant, moi adulte.

 

 

   A toi, Anne, petite fille de 6 ans et grandissant ensuite dans cette famille tant marquée par la mort de ton frère Philippe en septembre 1971, à ta rentrée de CP,

   A toi qui, plus grande, allais embrasser du marbre au cimetière à titre de frère, poussée par tes parents, je dédie cette lettre.

 

Souviens-toi, si tu peux, c’est marqué plus loin dans ton histoire, peut-être seulement dans ton inconscient, ou dans quelques souvenirs flous. Souviens-toi de ton bonheur passé, quand tu étais pendant ces 2 années antérieures du 03/07/69 au ?/09/71 petite maman de tes 2 frère et sœur jumeaux, même si tu avais la rougeole à leur naissance et que tu n’as pas eu la joie d’être grande sœur dès le 1er jour. Souviens-toi combien tu étais fière de ta fratrie, eux jumeaux, à une époque où c’était tellement plus rare qu’aujourd’hui. Souviens-toi de leurs premiers sourires, de leurs premières vocalises, des premières sensations de les tenir dans tes bras. Souviens-toi, plus grands tous les 3, de vos premiers jeux au jardin, dans la maison alors heureuse, de nos sorties à la forêt de Montgeon. Souviens-toi de leurs premiers pas dans la mer, de Laure qui fuyait devant les petites vagues de la Manche à Deauville ou au Havre, et puis y revenait.

 

Tu sais, un frère, ce n’est pas forcément quelqu’un qui est mort, et qui plus tard n’aurait pas su te présenter pour ton bonheur ses copains les mieux, être à son tour fort pour te défendre et te consoler des malheurs de ta vie plus tard d’adulte, être ton meilleur avocat face à tes parents qui, eux, ont perdu la faculté de te comprendre. Et puis, sache, petite fille, que ta maîtresse Mme Lesignor, qui t’a tant aidée aux récréations à tes côtés sur ton année de CP, t’aura amené à faire le choix de ta vocation d’adulte, ton beau métier d’orthophoniste, un métier de communication et du relationnel dont du psychologique, qui sublimera tous tes traumas de l’enfance, jusqu’à les effacer dès les premières années de ton activité future professionnelle libérale. Et puis cette formation d’orthophoniste et tes années d’expérience, même courte (seulement 12 ans), seront une ressource plus tard encore dans ta terrible 2ème vie, plus loin, quand tu auras déjà remonté un peu la longue pente de la récupération de tes traumas d’adulte, pour redonner un sens social, humain, et positif à ta vie même invalide professionnelle, et te tirer de tes nouvelles souffrances.

 

Tu sais, tu le croiras du moins plus tard, même si ta famille est marquée par le sort, par toutes ces morts d’enfants passées/présentes là/ et à venir, tu te révolteras, adulte, contre cette injustice. Tu demanderas réparation à Dieu et tu lutteras pour qu’il soit plus présent dans ta vie, là du CE2 au CM1/CM2 et plus. Tu lutteras pour qu’il ne se contente pas de te faire rencontrer des personnes ou des situations dans ta vie pour t’aider. Tu lutteras aussi pour qu’il change ton destin, et ta ligne de vie dans ta petite main ; ta main avec ces terribles traits en travers, marques de terribles traumatismes dans tes lignes de vie, de cœur et de tête. Tu lutteras encore pour qu’un jour, il fasse plus qu’être à tes côtés tout au long de ta vie si longue et si « éternelle ». Tu lutteras pour qu’il t’hélitreuille face au pire.

 

Parce qu’alors, la mort de ton frère si terrible aujourd’hui et si présente dans ta famille tout au long de ton enfance, de ton adolescence et de ton début de vie d’adulte, te paraisse si peu grave face à d’autres choses bien plus terribles de la vie. Car face à cette terrible image de ton frère mourant dans ta maison, face à vos pleurs ensemble avec tes parents, après sa mort à l’hôpital en l’absence tant regrettée de ta petite sœur (jugée trop petite). Ta sœur aujourd’hui et tant d’années encore après, comptera tant pour toi, même fâchées parfois mais toujours réconciliées.

 

Enfin, tu auras déjà compris dès l’agonie de ton petit frère, que dans la vie, la mort pour celui qui part est une délivrance de la souffrance du pire de sa vie ou du moins de ses derniers moments. Voilà, et puis, tu sais, ton « caractère de cochon » que ta famille critique tant dans ces années ensemble difficiles aujourd’hui et plus tard, ce sera ta force pour te remonter. Et si « les personnalités les plus fortes sont celles qui se brisent avec le plus de fracas », c’est aussi celles qui préservent le mieux pour se remonter quand la vie les y aide et plus encore.

 

Alors fais confiance au meilleur pour traverser aussi le pire des épreuves de la vie. Voilà et bonne chance car la vie continue et encore très longtemps.


Par Anne VIDAL
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 16:08

Journée du 22/09/2007

 

Consigne :

Un personnage, peut-être vous-même, est captif. Il se sent dans l’urgence d’écrire pour transmettre ses états d’âme, raconter sa détention, faire une requête et révéler un secret.

 

 

Martigues, août 1999

 

Chère Bernadette,

Je te fais cette lettre que, j’espère, tu recevras, malgré l’absence de droit d’écrire à l’extérieur d’ici. Merci d’être venue me voir ici au fin fond de l’enfer. J’ai beaucoup aimé ta remarque : « c’est comme Vol au dessus d’un nid de coucou ». C’est tout à fait ça, vu de l’intérieur, et pire encore que dans le film, parce que là c’est la vie.

 

Tu m’as vue dans le secteur dit ouvert ; ce n’est pas le pire de l’hôpital psychiatrique, où mes parents m’ont fait enfermer pour une durée indéterminée. J’étais perturbée certes, mais pas folle comme je le deviens. Je suis rentrée dans le secteur fermé, là où les patients sont les pires, avec des remèdes modifiés qui réactivent chez moi des émotions éteintes et enlèvent l’état d’apathie dans lequel me tenaient les remèdes précédents.

 

Tu as vu un peu les patients que je côtoie ici. Tu n’as pas vu les pires, ni toutes les conditions matérielles déjà de l’enfermement : les baies vitrées qu’on ne peut pas ouvrir ni briser, les portes qui ne s’ouvrent pas, les murs qui t’isolent du monde et te font oublier la vraie vie, celle des gens normaux. Sans oublier les coups de fil le soir où je pleurais au téléphone à mes cousines : « laissez-moi sortir, laissez-moi sortir ! » et tout consigné dans des cahiers pour le rapporter à des soi-disant soignants.

 

Me soigner, c’est me faire un lavage de cerveau, briser toutes mes défenses pour m’infliger de force la vision sociale de la mort comme le pire de la vie, du suicide comme un crime, un problème dont il faut tous les jours, et en théorie faire mon mea culpa.

 

Je veux te dire, Bernadette, que je persiste et signe : face à la folie, la mort est la meilleure délivrance, la meilleure solution. Et face à l’internement, encore plus. Car la liberté, physique, affective, et de pensée, est une valeur fondamentale de l’être humain. Il faut dénoncer tout ça, Bernadette, que ça se sache ; dis puisque tu as senti quelque chose de ces 2 heures passées là et pas les pires, toutes les horreurs, les terreurs et les traumatismes de l’âme que l’on vit ici, que je vis là. Toutes ces abominations que personne, quoiqu’il ait fait (et c’est même discutable de le juger et de le condamner) ne mérite tout ça et encore moins à vie peut-être.

 

   Anne, ton ex-collègue orthophoniste aujourd’hui.

 

 

Par Anne VIDAL
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 16:09

Journée du 27/09/2007

 

Consigne :

Réalisez un acrostiche, avec comme message vertical « cet automne resplendit dans mon cœur ».

 

 

Sonate d’automne

 

C’est la fin de l’été

Ecoutez le bruit des pas feutrés

Trempez vos pieds dans l’eau brune

Allumez la lampe sous la Lune

Une porte s’ouvre au loin

Tout au bout du chemin

O beau soleil couchant

Mon cœur languissant

Nuages sombres à l’approche de l’hiver

Et qu’elle est longue, l’agonie de l’été

Resplendit au soleil pâle de l’automne

Et voguent au loin les bateaux sur les vagues

Se meurent les feuillages dans toute la nature

Pour ne ressurgir qu’au printemps

Lente est la chute du soleil

Elle ne s’achève que sous la neige

Ne plus autant sortir au vent

Dans l’élan des pas courant

Il ne survit, au départ des oiseaux migrants, que

Toi courant sur les feuilles mortes

Dans les champs, les forêts, et

Au vent mauvais qui t’emporte

N’épargne personne cette lente extinction

Ses fragments de nature qu’emporte la saison

Mes doux moments au coin du feu de bois

O cheminée, qui réchauffe nos cœurs et nos âmes

N’éteins pas les flammes qui nous font vibrer

Ce long souffle de calme et de paix

Où vient rimer le vent fort ou léger

Eclabousse-nous au détour des forêts

Une fleurissure de la nature qui s’efface, et

Rejaillira plus loin au printemps qui reviendra.

Par Anne VIDAL
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