Premiers jets d’un atelier d’écriture,
Une expérience individuelle
Quelque soit votre motivation, écrivez :
Par goût de l’écrit, parce que vous le sentez mieux par cette voie,
écrivez parce que vous avez beaucoup à dire, que vous ne voulez, ne pouvez, ou n’osez le dire aux autres, mais seulement à votre stylo et à votre feuille de papier, ou à votre écran d’ordinateur qui vous laissent libre de le faire, ou vous y aident,
écrivez pour vos proches, vous seul, et/ou pour des inconnus,
écrivez pour évacuer vos problèmes ou des meurtrissures de l’âme,
écrivez pour dénoncer ou au contraire donner votre appréciation, écrire sur vos joies et vos peines,
écrivez pour imiter les écrivains lus et appréciés, ou faire votre pur style à vous,
et pour mille autres raisons, à vos plumes.
Si vous le faites déjà au grand jour ou en secret, pour vous seul ou déjà pour d’autres, lecteurs proches ou inconnus, et si vous voulez l’aide d’un cours pour vous orienter, ou même juste l’aide de ces consignes piochées dans mon expérience personnelle, pour vous lancer ou vous améliorer, ou par curiosité pour savoir ce que c’est un atelier d’écriture, ou du moins ce qu’il peut être là, le mien de cette année 2007-2008, jetez-y un œil.
Même si vous le souhaitez ou le vivriez autrement, même si ma conception de la vie, mon autobiographie à l’intérieur, ou mon expérience d’élève écrivaine n’est pas ou ne serait pas du tout la vôtre, pour tout ce que vous pourriez y piocher, jetez-y un œil ou une lecture.
Pourquoi j’ai fait moi-même cette démarche ?
Pour moi, écrire est quelque chose que j’apprécie, qui me permet de prendre du recul, de raconter sans être jugée et condamnée, de dire, de dénoncer, de m’auto-écouter, même si je ne sais pas forcément convaincre. Ecrire me sert aussi à me rappeler. Et mes premières plus nettes expériences d’écrit ont été pour marquer mes rêves, mes préoccupations, mes difficultés à partir de 1996/97 après une adoption ratée, et la dépression qui en a suivie. Et puis après, au moment le pire de ma vie actuelle, en 1999, après ma mort ratée et un internement forcé sous contrainte, écrire a été une façon de garder un espace de liberté, de délivrance au milieu de l’enfer du quotidien, et de me rappeler.
J’ai écrit, à compter d’août 1999 et depuis, déjà 125 cahiers de la mémoire, à raison d’environ 4 pages par jour. Dès fin 1999, je me suis dit qu’un jour, je voudrais, quand je serai moins mal, écrire de l’autobiographie du pire, des livres engagés et sujets à controverse sur la vie/la mort, sur l’euthanasie au sens large, sur un autre regard sur la folie, et d’autres moyens de s’en soulager, voire de s’en guérir pour les autres, sur l’enfermement quel qu’il soit (internement, prison, soumission forcée à une personne ou à un groupe), sur les victimes et les bourreaux, sur le bien et le mal, la violence et la non-violence qu’on a en soi, sur ces pauvres gens rencontrés en « enfer socialement acceptable !!! » …
Et puis j’ai attendu, en continuant mes cahiers. Et en septembre 2007, j’en ai parlé à des écrivains publics ; et puis j’ai découvert cette journée de la lettre à Marseille (voir les textes du 22/09/07). J’y suis allée et je me suis inscrite à un atelier d’écriture. Je ne sais pas bien les progrès que j’y ai faits sur un an, ni la richesse que cela m’a apportée, ni ce que je pourrai en tirer sur le long terme.
Voilà, vous pouvez lire, piocher ce que vous voudrez dedans, dire ce que vous en pensez sur le fond et/ou sur la forme, sur le vécu ou le romancé, sur l’évolution ou sur un point. Voilà vous êtes libres, beaucoup plus libres que moi, dans un pays dit de droit, de libre-pensée, et d’esprit critique. Alors, bonne lecture et après…à vos plumes ?
Pour infos, j’ai des troubles psychiatriques lourds, mais aussi neurologiques, et physiques. Je suis handicapée et invalide professionnelle. Je ne pense pas comme vous, et sans doute, on ne se comprend pas bien ou pas du tout. Moi, je mens beaucoup dans ma vie quotidienne. Ca me protège, mais aussi ça m’affecte.
Alors, lisez là au fond de moi dans tous les genres : récit, nouvelle, conte, poème, autobiographie, consigne d’urgence…
Et qu’on échange dans le sincère et le profond. Merci de cet échange et de votre avis.
Remarque : ne vous laissez pas rebuter par mes récits autobiographiques, si ça vous ennuie.
Vous pouvez commencer ou lire seulement les autres types de textes moins personnels et moins chargés.